La tempête est passée : Les cris et l'opposition s'arrêtent pour laisser place aux sanglots.
Le cœur s'adoucit : L'enfant n'est plus en mode attaque. Il réalise que le mur du « non » ne bougera pas, et son cerveau commence à accepter la réalité.
La tension s'évacue : Ces larmes ne sont pas un caprice, c'est le trop-plein de frustration qui sort enfin du corps.
C'est le moment du réconfort : L'enfant est enfin disponible. Il n'a pas besoin de sermons, il a besoin de bras pour pleurer sa déception en toute sécurité.
Pourquoi c'est si important de laisser l'émotion s'exprimer ?
Une émotion, ce n’est pas quelque chose qui « dérange » pour rien.
C’est une réaction naturelle du corps…
quand quelque chose est trop difficile, trop intense ou trop frustrant.
_____________________________________________________
la tension diminue
le corps se calme progressivement
l’enfant retrouve son équilibre
C’est comme si l’émotion avait besoin de passer… pour s’apaiser.
Une émotion accompagnée… s’apaise.
Une émotion empêchée… reste.
elle reste à l’intérieur
elle peut ressortir plus tard (souvent plus fort)
l’enfant peut devenir plus tendu, plus irritable
L’émotion ne disparaît pas… elle s’accumule.
_____________________________________________________
Quand on lui permet de vivre son émotion, avec un adulte présent:
il apprend que ce qu’il ressent est acceptable
il n’a pas besoin de se battre contre ce qu’il vit
il développe peu à peu sa capacité à s’apaiser
Et surtout…Il apprend qu’il n’est pas seul quand ça ne va pas.
Quand tu es à bout… tu n’as pas besoin qu’on te corrige.
Tu as besoin qu’on te comprenne.
Pour un enfant… c’est pareil.
Accompagner les émotions...
ça sonne parfois comme quelque chose qu'on devrait faire avec beaucoup de sagesse, une voix douce et un calme olympien. Comme si on devait toujours savoir quoi dire.
Toujours comprendre. Toujours accueillir. Toujours rester parfaitement disponible.
Mais dans la vraie vie... on n'est pas toujours disponibles. Parfois, notre enfant pleure alors qu'on est pressés.
Il éclate en sanglots pendant qu'on prépare le souper. Il nous raconte sa peine alors qu'on essaie de répondre à trois questions en même temps.
Et parfois... on ne sait même pas ce qu'il ressent. On cherche les mots. On se trompe. On propose une solution alors qu'il voulait seulement être écouté. On minimise sans le vouloir. Ou on finit par dire :
« Je ne sais pas quoi te dire... mais je suis là. » Et tu sais quoi ? Souvent, c'est exactement ce dont il a besoin.
Parce qu'accompagner une émotion, ce n'est pas la faire disparaître. Ce n'est pas avoir la bonne phrase. Ce n'est pas réparer ce qui fait mal. C'est surtout rester présent pendant que l'enfant traverse ce qu'il ressent. Même quand on n'a pas toutes les réponses.
En résumé, vous devenez le refuge. Une fois que la tempête s'est calmée, le bateau jette l'ancre dans un port tranquille. C'est là, et seulement là, que les marins peuvent pleurer de soulagement, évacuer le stress et réparer ce qui a été brisé. Le parent ouvre ses bras et offre un abri sûr pour accueillir les larmes.