La recette parfaite de l'épuisement...
La quête de la méthode idéale : On s'épuise à essayer de régler chaque crise avec une technique, une conséquence ou une méthode. Vouloir « bien faire » à tout prix demande une énergie monumentale.
Tout porter sur ses épaules : Être le point d’ancrage de nos enfants demande une force immense. Mais pour être le refuge de quelqu'un, nous avons aussi besoin d'avoir notre propre refuge pour déposer nos armes, être écoutés et soutenus. On ne peut pas guider les autres si notre propre réservoir est complètement vide.
Se battre contre l'impossible : Il y a des jours où rien ne marche, où la tempête est là. S'entêter à vouloir tout contrôler ne fait que vider notre batterie. Accepter nos limites, relâcher la pression et accueillir notre propre tristesse ou notre impuissance, c'est le début de la résilience.
Courir après le mirage du parent parfait : Vouloir être le parent parfait que l'on voit dans les livres ou sur les réseaux sociaux crée une tension permanente. C'est cette friction constante entre ce que l'on « devrait » faire et la vraie vie (qui est parfois chaotique) qui draine toute notre énergie vitale.
Que se passerait-il si j’oubliais d'être parfaitement bienveillant(e) avec mon plus vieux qui vient de se faire suspendre de l’école ?
Et si, aujourd’hui, je m’accordais le droit de jaser avec une personne de confiance pour respirer, plutôt que de courir reconduire ma fille à son cours de danse ?
Et si, face au plus jeune qui fait encore une crise monumentale au dodo, je m'autorisais à me dire : « Je n'y peux rien pour ce soir. C'est moche, c'est fâchant, mais c'est comme ça » ?
Et quand je vois sur Facebook ces parents parfaits qui coupent les écrans après une heure, alors que les miens viennent d'y passer l’après-midi... puis-je enfin laisser tomber la culpabilité ? (Après tout, si la limite d'une heure était tenue par la majorité, dans la vraie vie, les spécialistes de ce monde n'auraient pas autant de pain sur la planche !)
Se choisir, ce n’est pas trouver une autre technique miracle. C’est accepter d’être fatigué(e), d’être humain, et de s’accorder la même douceur que celle qu’on essaie tant bien que mal d’offrir à nos enfants.